Chroniques

NE PAS JETER LE BÉBÉ AVEC L’EAU DU BAIN
Service à domicile disponible

Clinique de Repentigny : (450) 581-9614

24 mai 2017

NE PAS JETER LE BÉBÉ AVEC L’EAU DU BAIN


Mes lecteurs savent à quel point je place l’activité physique et sportive au cœur de notre qualité de vie. Et nul besoin d’un entraînement intensif en gymnase ! Pour le commun des mortels, une promenade quotidienne d’une trentaine de minutes, ou l’équivalent, peut être suffisante. Dans tous les cas, cependant, on s’expose à des douleurs musculaires. Le premier réflexe est de tout arrêter. C’est une erreur. Pourquoi se priver ainsi des bienfaits que l’exercice procure ?

Essayons de démêler tout ça.

 

Courbature ou blessure ?

Lorsqu’on commence une nouvelle activité physique ou qu’on y revient après une certaine période d’inactivité, il est difficile de distinguer entre une vague douleur dans les muscles ou le début d’une blessure. Courbature ou blessure ?

Les courbatures résultent d’un effort physique mettant à contribution des muscles qui ne sont pas habituellement sollicités. Par exemple, si vous commencez un programme de promenade quotidienne, il y a de fortes chances que vous ressentiez des douleurs en bas du genou, parfois aux cuisses. Ces douleurs apparaissent généralement 24 à 48 heures après l’effort. Autre caractéristique : cet inconfort lors de la mise en action musculaire ne s’accompagne d’aucune perte de force.

Même un athlète bien entraîné est susceptible d’éprouver des courbatures. Il suffit qu’il pratique une activité qui ne lui est pas familière. Ainsi, un adepte du hockey sur glace qui s’aventure à faire ce même sport à pied (ce qu’on appelle le « hockey cosom ») ressentira des douleurs aux jambes dans les jours qui suivent. Courir et patiner utilisent les mêmes muscles, mais dans des angles différents. Imaginez le commun des mortels qui décide un bon jour de se remettre en forme !

Dans le cas des blessures, la douleur est plus intense et concentrée. Si vous persistez à utiliser les muscles blessés, vous noterez une augmentation de la douleur. Un claquage, par exemple, va vous empêcher de fonctionner normalement durant vos activités quotidiennes. Il en va de même pour une rupture de tendon ou une entorse. Pour les membres inférieurs, vous boiterez ou observerez de l’enflure ou de la rougeur. Autre caractéristique : il s’ensuivra une perte de force ou d’endurance. 

 

Comment réagir ?

Ces différences entre courbatures et blessures dictent la façon d’y réagir.

Dans le cas des courbatures, les jours qui suivent leur apparition sont à risque potentiel de blessure. Faut-il cesser toute activité physique pour autant ? Non. Il suffit de ne pas imposer un effort trop important aux muscles endoloris pour ne pas amplifier l’inflammation. Il est certain qu’un massage professionnel comme ceux que nous offrons à la clinique peut accélérer le retour à la normale. Certains médicaments comme les anti-inflammatoires peuvent aussi être utiles.  

La meilleure prévention aux courbatures : y aller progressivement.

Pour ce qui est de lésions plus importantes comme les claquages, les entorses ou les ruptures de tendon, l’avis d’un médecin est conseillé. Une fois la nature et la gravité de la blessure bien établies, nous serons en mesure de vous offrir le traitement de physiothérapie approprié. Il vous est également possible de nous contacter directement pour une évaluation physiothérapique.

Les inconforts ou les douleurs à l’effort ne doivent donc pas décourager la poursuite de l’exercice ou de l’entraînement. Au lieu de jeter le bébé avec l’eau du bain, il est mieux de réagir en connaissance de cause. J’espère que cette chronique saura vous être utile.

 

René Joyal, physiothérapeute

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