Chroniques

L’entorse, cette bonne vieille « foulure »
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29 janvier 2018

L’entorse, cette bonne vieille « foulure »

Une amie dans la cinquantaine, voulant garder la forme, a décidé de se remettre au patinage sur glace. Excellent pour le cardiovasculaire, y a-t-il une meilleure façon aussi de s’approprier nos hivers que d’aller jouer dehors ! À sa deuxième sortie, un moment d’inattention lui fait perdre l’équilibre. Résultat : une entorse au poignet droit. Ou, comme on disait autrefois, une « foulure ». 

La voilà membre d’une confrérie nombreuse.

Qu’est-ce qu’une entorse ? 

Une entorse est un étirement ou une déchirure d’un ou de plusieurs ligaments d’une articulation. Associée traditionnellement aux sportifs, elle est également fréquente dans la vie de tous les jours. La cheville est l’articulation la plus vulnérable, mais les genoux, les coudes et les poignets n’y échappent pas. Il suffit d’une torsion ou d’une tension extrêmes, d’un mouvement trop ample ou d’un coup direct. À plus forte raison d’un choc excessif, comme dans le cas ci-haut.

Les ligaments sont de courtes bandes de tissu fibreux, très résistants et peu extensibles, qui relient les os entre eux. Ils protègent les articulations en limitant leur mobilité et en absorbant le coup. Mais ils en ressortent souvent amochés. La douleur, l’enflure et la difficulté de bouger l’articulation sont les principaux symptômes d’un étirement ou d’un déchirement ligamentaires. Ils varient en fonction de la gravité de l’atteinte.

Comment réagir à une entorse ?

Ce type de blessure guérit généralement bien. Mais il faut être attentif aux séquelles à plus long terme : perte de force ou de mobilité, déficit de contrôle, persistance de la douleur et même de l’arthrose qui est une dégradation du cartilage. C’est pourquoi il est important de venir nous consulter dès les premiers jours. Entretemps, atténuez la douleur et l’enflure par le repos, l’application de glace, la compression à l’aide d’un bandage et l’élévation de l’articulation blessée.

La physiothérapie est particulièrement bien outillée pour traiter les entorses. Nous allons d’abord vous questionner sur les circonstances de votre blessure et vos antécédents médicaux, avant de procéder à des tests de douleur et de mobilité de l’articulation. Une fois le diagnostic confirmé, nous allons concevoir un traitement global destiné à récupérer la mobilité et à renforcer les muscles de l’articulation. D’abord au moyen de techniques de thérapie manuelle (tractions, glissements et étirements des tissus mous) et l’utilisation de l’ultrason ou du laser. Puis à l’aide d’un programme d’exercices graduel et sur mesure à faire à la maison.

Le temps de guérison varie en fonction de plusieurs facteurs : la gravité de la blessure, l’âge de la personne, sa forme physique, ses antécédents médicaux… Cela prend généralement un ou deux mois mais une période plus longue est quelquefois nécessaire. Si je soupçonne une blessure plus grave, je n’hésite pas à recommander d’aller consulter un médecin pour une radiographie ou un test de résonance magnétique.

Encore une fois, il est très important de bien évaluer la mobilité de l’articulation même plusieurs semaines après la blessure : le moindre déficit est souvent source de problèmes plus tard.

Prévention

Un petit conseil préventif en terminant pour les sportifs en herbe : choisissez une activité correspondant à votre forme physique et à vos habiletés. Ce n’est pas le choix qui manque. Sinon, prudence !

Le patinage sur glace, par exemple, exige un sens de l’équilibre très particulier que vous avez probablement perdu au fil des ans. Pourquoi ne pas suivre un cours avant ? Surtout que les patins à glace ont subi une véritable révolution. Fini les vieux lacets et le patinage « sur la bottine » !

Pour les activités moins périlleuses ou mieux adaptées, préparez-vous en échauffant et en assouplissant d’abord vos muscles : par quelques minutes de marche rapide ou de jogging, par exemple. Et comme pour le pelletage, accordez-vous des pauses.

Bref, prenez les précautions nécessaires pour continuer à bouger et à faire de l’exercice. C’est ça qui compte.

René Joyal, physiothérapeute 

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