Clinique de Repentigny (450) 581-9614

L’immobilité prolongée, après une blessure tendineuse ou ligamentaire, modifiera le remodelage des tissus concernés; il y aura une plus grande concentration cellulaire au détriment  de tissu plus «solide», une diminution d’acide hyaluronique et de sulfate de chondroitine en périphérie et une diminution du contenu en eau pouvant atteindre 6%.

 Des expériences sur des lapins démontrent aussi une diminution de la force d’un ligament avant rupture de l’ordre de 50% après 9 semaines d’immobilisation, par la présence, entre autre, d’adhérences croisées entre les fibres de collagène (un ligament sain verra la majorité de ses fibres orientées  dans le même sens, selon les lignes de force)

   Le stress mécanique et le mouvement auront au contraire un puissant effet sur le tissu en guérison notamment par  l’apparition plus rapide de tissu cicatriciel bien orienté et sans adhérences ainsi qu’une  maturité et surtout solidité à la rupture accrue.

   Le bon moment pour débuter la mobilisation d’un tissu blessé dépendra de divers facteurs comme  la gravité du dommage ( lésion complète ou partielle, post-op ), le niveau  et le potentiel d’inflammation encore présents et le niveau de la douleur. En général, les mobilisations et exercices post blessures seront effectués sous le seuil douloureux.

*Ces deux rubriques inspirés par le bouquin «Orthopaedic physical therapy secrets» de Placzek et Boyce, ed Mosby,  deuxième édition, 2006

Ambroise courteau pht