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Un article* paru dans la revue «Runner’s World» d’avril 2013 pointe un nouveau facteur qui pourrait influencer certaines blessures de course à pied: le rythme respiratoire durant la course.

En effet, l’auteur souligne que la plupart du temps, le coureur moyen va inspirer et expirer sur le même nombre de foulées. Or, de ce fait, l’expiration finale survient toujours au contact du même pied. Il est reconnu que la stabilité du tronc est importante pour bien absorber et distribuer la force d’impact qui «monte» le long du membre inférieur. C’est à l’expiration que cette stabilité est la moins grande, ouvrant potentiellement la porte à certaines blessures «progressives» comme la tendinite d’achille, du genou ou un syndrome fémoro-patellaire par exemple.

L’auteur propose donc une nouvelle façon de respirer en courant. Il s’agit d’inspirer sur 3 ou 5 foulées et d’expirer sur 2 ou 4. De la sorte, l’impact lors de l’expiration finale alternera d’un côté à l’autre, minimisant les forces cumulatives sur les tissus du membre inférieur.

À ma connaissance, il n’y a pas d’études qui prouvent hors de tout doute une diminution de blessures en adoptant ce patron respiratoire mais biomécaniquement, le principe a du sens et il est sans danger de le conseiller à nos patients coureurs.

* Coates, Budd, «Running on air»,

Revue Runner’s World, avril 2013

Ambroise Courteau pht


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