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Lors de l’entraînement aérobique, la fréquence cardiaque est utilisée pour mesurer, effectuer et prescrire l’intensité de l’entraînement. Traditionnellement, on se base sur le principe que la fréquence cardiaque augmente avec l’effort. Ainsi, pour améliorer sa capacité aérobique, il est recommandé de travailler entre 60% et 90% de la fréquence cardiaque maximale. Celle-ci se calcule théoriquement avec certaines formules, la plus connue étant 220 – l’âge, ou en pratique, par un test d’effort maximum à l’aide d’un moniteur de fréquence cardiaque.

La limite des «formules» vient du fait que l’on sait maintenant que la fréquence cardiaque ne suit pas exactement l’intensité de l’effort. Elle peut plafonner alors que l’intensité de l’effort augmente ( jusqu’à 10% ). Lors d’un effort continu de longue durée, elle peut aussi augmenter sans que l’intensité de l’effort change, selon la chaleur, le taux d’humidité ou le niveau d’hydratation du sujet ( jusqu’à 25%).

Les formules sous ou sur estiment souvent la fréquence maximale par 5 à 10 bpm. Il a été observé que plusieurs sujets plus âgés atteignent des fréquences plus élevées que ce qui a été prédit par la formule. D’autres facteurs vont faire varier la fréquence observée pour un effort aérobique donné, tel la fatigue ou la prise de caféine ou le type d’effort ( la fréquence cardiaque sera de 5 à 10 bpm en vélo qu’à la course pour une même consommation d’oxygène.

Donc, la fréquence cardiaque à l’effort n’est qu’un paramètre parmi d’autres pour évaluer l’intensité de l’effort aérobique et n’est pas rigoureusement précise. La mesure de consommation d’oxygène est meilleure mais peu pratique. La perception suggestive de l’intensité de l’effort par le sujet ( échelle de Borg ) serait assez bonne. Les formules d’estimation de la fréquence cardiaque maximale demeurent cependant utiles pour les sujets présentant des facteurs de risques cardiovasculaires et en réhabilitation.

Information tiré du livre «Mythes et réalités sur l’entraînement physique» de M. Lussier et P-M Toussaint, Éd. de l’homme 2012

Ambroise Courteau physiothérapeute


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